25 octobre 2006

la fnac, le disque et le téléchargement

La Fnac est le premier disquaire de France avec 25% de part de marché. Elle vend un album sur quatre en France alors que le téléchargement d’album est de 1 pour 100, cela signifie que les 99 autres albums sont des ventes en magasins.

Actuellement certains des salariés de "l'agitateur culturel" mettent en garde les consommateurs en révélant les dangers de la stratégie que tente de mettre en œuvre la Fnac et les majors pour assécher la production de phonographes au profit de la musique en ligne, dont le chiffre d’affaire ne représente actuellement que 2% sur le premier semestre 2006 et 1.2% en 2005.

En outre, ils dénoncent :
- la politique du prix à la Fnac, illisible (la multiplicité des prix verts et de la non répercussion des marges arrière sur le prix de vente en magasin) ;
- le manque d'information économique et sociale (perçue comme une dissimulation masquant les restructurations à venir de l’enseigne) ;
- le manque d'effectif chronique sur les départements disques (Dégradation de la qualité de service) ;
- les problèmes d'approvisionnements et appauvrissement des Fonds de catalogues disques ;
- les ruptures fréquentes sur les meilleures ventes et le fond de catalogue (induisant l’évaporation de leur clientèle).

"Le téléchargement est un nouveau support que ne démodera pas le suivant", assure Denis Olivennes, président de la Fnac.

Selon une étude de son enseigne, l'impact du piratage en France ne représenterait que 2% du marché. Car il existe d'autres causes à ce bilan noir, comme la quasi-disparition des disquaires spécialisés, passés de 3 000 en 1985 à 1 200 aujourd'hui. Par ce réseau, très prescripteur, un disque pouvait s'écouler à 15 000 exemplaires. Le règne de la grande distribution a imposé le libre-service. Et, pour beaucoup, a accéléré l'érosion des ventes en «tuant» la diversité musicale.

2 commentaires:

citrus peeler a dit…

FUCK THE F**C

dragibus a dit…

Et oui le piratage n'explique pas tout, nos sociétés modernes offrent beaucoup plus de choses qu'il y a 20 ans par exemple (portable, cinéma, DVD, voyages abordables, lecteurs MP, PC de plus en plus répandu etc etc...)
Nous possédons tous plusieurs de ces choses, on ne consacre plus uniquement notre argent à UN seul poste, on partage et donc fatalement la musique n'est plus reine, elle doit partager son territoire avec les autres supports.